Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail

Douze ans, sept mois et onze jours - Lorris MurailJack Stephenson est un grand macho, fan de voitures (et plus particulièrement de Chevrolet) et de baseball. Lui, c’est un homme, un vrai – un sportif qui s’intéresse à des trucs de mec, des trucs de dur. A douze ans, Walden, lui, est loin de correspondre aux idéaux de son père. Il n’est qu’une mauviette qui ne s’intéresse qu’à ses maquettes.

Douze ans, sept mois et trois jours. C’est l’âge de Walden quand commence cette effroyable expérience dont il ne comprend ni les règles ni le but. Seul, abandonné au milieu d’une forêt à des centaines de miles de chez lui avec quelques boîtes de conserve, une carabine, une batte de baseball, des livres et quelques consignes : il ne doit pas franchir une limite, doit se méfier des inconnus et retenir son âge ainsi que douze ans, sept mois et onze jours. Pourquoi ? Pour combien de temps ? « Le temps que tu deviennes un homme. »

Jack est déterminé à prouver à son père qu’il l’est bel et bien le fils qu’il espérait, un homme, un vrai, qui sait se battre et survivre. Seul.

 

Le début du roman est très bien amené, on est directement plongé dans l’histoire, un peu perdu, aussi, à l’image de Walden qui ne comprend pas ce qui lui arrive. J’ai regretté quelques longueurs par la suite, mais rapidement, l’auteur nous emporte dans une action foisonnante et rapide. La tension monte au fil de l’intrigue, de plus en plus malsaine puis violente, désagréable. Je suis arrivée à la fin du roman à trois heures et demi du matin, mal à l’aise, soulagée d’en avoir fini avec ce récit et l’ambiance qui va avec. C’est formidable que Lorris Murail ait su amener ce malaise-là.

Un bon bouquin, un thriller intelligent qui se lit d’une traite (du moins pour la deuxième moitié), à ne pas commencer à minuit si vous tenez à votre sommeil (conseil d’amie ^^).

 

Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail, chez Pocket Jeunesse

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6 réflexions au sujet de « Douze ans, sept mois et onze jours, de Lorris Murail »

  1. Je l’ai lu aujourd’hui (drôle de coïncidence) ! Et comme toi j’ai été happée par ce bouquin et son ambiance malsaine, pesante et très particulière.
    Et j’ai commencé Les heures souterraines ! Encore merci de me l’avoir prêté, il commence plutôt très bien ! 😉

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  2. Bon, il faut vraiment que je le lise, alors ! Merci pour l’avertissement, c’est hors de question que je le commence un soir, donc x)
    (Et ça me fait penser… est-ce que tu as lu « 40 jours de nuit », finalement ?)

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    • Hihi, après, j’ai lu le début en plusieurs fois, et il y a vraiment un moment où j’ai été déçue par ce que je lisais – par contre oui, la fin se lit d’une traite obligatoirement (remarque : c’est peut-être précisément parce que je l’ai fini au milieu de la nuit que la fin m’a parue si terrible).
      Mais oui, il faut que tu le lises ! 😀
      (Et non, finalement je ne l’ai pas lu… *pastaperpastaper*)

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